Les Voiles - Portiragnes Ouest
Auteur : Philippe Delmotte       |       Publié le : 2 septembre 2026 dans la catégorie La mer et l'étang
Une plage au bout de la route
Mardi 1er septembre.
Il fait beau, mais pas trop chaud. Un passage dans un atelier de Béziers pour la voiture nous donne l'occasion de pousser nos découvertes un peu plus loin que d'habitude.
On nous a conseillé Portiragnes. Les uns pour la plage, les autres pour un restaurant spécialisé dans les produits de la mer.
De Béziers à Portiragnes, il n'y a qu'un pas.
Nous y voilà !
La dernière place
La plage Ouest de Portiragnes. Ou plutôt la plage « Les Voiles ». Le lieu semble presque avoir pris le nom de la paillote qui s'y est installée.
Au bout de la petite route asphaltée, la dernière place du parking gratuit nous attend. Nous avons de la chance : elle est à l'ombre.
Nous déchargeons notre matériel de plage habituel : parasol, matelas, sac rempli de serviettes, produits protecteurs, bouquins…
Et notre pique-nique.
Pour une fois, nous y avons pensé.
Rare !
En route !
Deux cents mètres exactement et nous voilà sur la plage.
Elle nous plaît immédiatement. Elle est sauvage et calme. Ici, il y a manifestement davantage de nature que d'urbanisation.
À gauche, le Mont Saint-Loup nous rappelle que nous ne sommes pas si loin de nos plages habituelles et de l'étang de Thau.
Derrière nous, les étangs de la Riviérette.
À droite, la réserve naturelle de la Grande Maïre.
Un environnement lagunaire qui donne à cette plage un caractère nettement plus naturel. Le contraste entre la Méditerranée et les zones humides est particulier.
Et puis, la plage est grande.
Quelques dunes aussi. Ça, c'est pour me rappeler les plages belges et leurs magnifiques étendues de sable bordées de dunes.
La cabane du bout de la plage
Et puis, il y a « Les Voiles ». Une paillote qui propose des produits de la mer. On nous l'avait vantée. Curieux, nous allons jeter un œil.
L'endroit participe incontestablement au charme de la plage.
Rien à voir avec une paillote « design », sophistiquée, trop chic ou trop guindée. Ici, c'est bohème, un peu bricolé, décontracté, hors du temps. Un vrai dépaysement.
Impossible de ne pas comparer avec l'ambiance cubaine du Mango's Beach Bar, que nous aimons beaucoup.
Mais ici, on ne raconte pas la même histoire.
Là où le Mango's a été pensé autour d'un concept décoratif spectaculaire qui vous transporte immédiatement vers les Caraïbes, Les Voiles donne davantage l'impression d'avoir été construit progressivement, au fil du temps, par accumulation d'objets, de matériaux et de trouvailles.
L'esprit est bohème, récup', cabane de plage, méditerranéen et légèrement hippie.
La cabane du bout de la plage, en quelque sorte.
À la carte : la mer
La carte, elle, est résolument marine.
On peut commencer par des accras de morue, des anchois marinés ou des rillettes de sardines… Et, pour la suite, cabillaud, gambas, rouget, seiche et autres sardines grillées sont à l'honneur.
Les prix sont un peu élevés. Pour le cadre aussi, sans doute.
C'est bien tentant. Mais nous avons prévu notre pique-nique. Pour une fois.
Nous y reviendrons.
La plage nous tend les bras
À peine installés, direction la mer.
L'eau est à bonne température et nous y nageons agréablement.
Ensuite, c'est la routine.
Crème protectrice, lunettes sur le nez et lecture.
Alors que Fabienne est absorbée par Suda Kaye, héroïne du premier tome de la saga Wich d'Audrey Carlan.
Un roman écrit par une femme, pour les femmes, qui nous emmène faire le tour du monde avant de ramener Suda chez elle, après dix années de vagabondage. Là, elle retrouve sa famille… et peut-être aussi l'homme de sa vie.
Je me suis lancé dans une belle brique : Le Pendule de Foucault. Un roman d'Umberto Eco, plus connu pour Le Nom de la Rose.
Une conspiration inventée autour des Templiers, des Rose-Croix et des sociétés secrètes. Entre fiction et réalité, occultisme et paranoïa.
Heureusement que la plage est calme !
Le soleil brille. Une légère brise rafraîchissante dessine quelques vaguelettes sur l'eau.
La plage est très calme. Au loin, l'ambiance musicale de la paillote se fait entendre tout doucement.
Nous profitons vraiment de l'instant.
On nous l'avait vantée.
Nous aimons.
Nous reviendrons.